Depuis quelques années, les organisations officielles ne parlent plus de GRS mais de GR," Gymnastique
Rythmique " (pour se différencier aussi de la GA, " Gymnastique Artistique "). Car bien sûr le
qualificatif " sportif " pourrait se rajouter à tous les sports, on a jamais parlé de F.S., " Football
Sportif ", ou encore de T.T.S., " Tennis de Table Sportif "… alors pourquoi GRS ? Un peu d'histoire…
Sport exclusivement féminin en compétition, la Gymnastique Rythmique... et Sportive est
relativement jeune puisqu'elle a été reconnue depuis seulement la deuxième moitié
du XXème siècle.
Née en Europe centrale d'un courant en faveur d'une pratique sportive (encore sportive? Décidément…)
pour la femme, elle s'est d'abord appelée " Gymnastique Moderne ". Cette gymnastique avec engins
fait sa première apparition aux Jeux Olympiques de Stockholm en 1912, ne restant qu'une catégorie
de la " gymnastique féminine ", à laquelle elle reste associée de 1928 à 1956.
En 1948, la France
présentera une composition avec des foulards réalisée par dix gymnastes. C'est au cours du premier
championnat international de Sofia en 1960 que la gymnastique avec engins va prendre officiellement
le nom de " Gymnastique Moderne ".
Le premier championnat du monde aura lieu à Budapest, en 1963,
et regroupera dix pays.
Au programme, deux épreuves par équipe : un exercice réalisé à mains
libres et un enchaînement avec cerceau ou ballon.
En 1971, le cinquième championnat du monde de
La Havane est marqué par l'apparition du ruban et la disparition de l'épreuve aux mains libres.
En 1973, au sixième championnat du monde à Rotterdam, la France présente une équipe et se
classe onzième. C'est aussi l'entrée des massues en compétition.
En 1975, la FIG adopte la
dénomination de " Gymnastique Rythmique et Sportive " pour cette jeune discipline.
En 1980,
la France va organiser à Strasbourg le onzième championnat du monde.
En 1984, à
Los Angeles, la GRS devient discipline olympique pour le concours individuel et seulement, en 1992,
à Barcelone, pour le concours par équipes.
En 1989, la FIG autorise l'accompagnement
musical avec plusieurs instruments, en remplacement du seul piano utilisé jusqu'alors et donne
ainsi un nouvel essor à la discipline.
La GR se pratique avec 5 engins : La corde, le cerceau, le ballon, les massues, le ruban…
La longueur et la souplesse de la corde permettent la création en permanence de
nouvelles difficultés et manipulations. Son travail spécifique, basé sur les sauts dans la corde,
permet d'apprécier la vitesse d'exécution des gymnastes.
Composition : chanvre ou synthétique
Poids : libre
Longueur : proportionnelle à la taille de la gymnaste
Extrémité : aucune poignées, simplement un ou deux nœuds
Engin rigide non déformable, le cerceau délimite un espace creux, ce qui permet à la gymnaste de
jouer avec son volume. La manipulation nécessite de fréquents changements de prise d'où un problème
de coordination. Sa forme favorise les roulers, les rétros, les passages dans l'engin, les rotations
et les renversements.
Composition : bois ou matière plastique
Diamètre intérieur : de 80 à 90 cm
Poids minimum : 300g
Le ballon est le seul engin à ne pas permettre de prise. Il développe une relation particulière
corps-engin. Il est en symbiose avec le corps.
Il permet essentiellement d'exprimer la sensibilité de la gymnaste. Il n'autorise aucune
erreur.
Composition : caoutchouc ou matière synthétique
Diamètre : 18 à 20 cm
Poids : 400g minimum
Ces engins nécessitent une très grande dextérité durant les exercices, offrant la possibilité
d'utiliser les trois parties de la massue à savoir le corps, le col et la tête.
Avec les massues, les gymnastes peuvent exécuter des moulinets, des petits cercles,
des rouleaux, des lancers et des figures asymétriques en combinaison avec des figures variées
de la technique sans engin. L'utilisation des massues privilégies le travail rythmique,
de coordination et de dissociation éléments asymétriques.
Composition : bois ou matière synthétique
Nombre : 2
Longueur : 40 à 50 cm
Poids : 150g minimum chacune
C'est l'engin le plus spectaculaire. Tout le ruban doit être en mouvement d'où
la difficulté d'exécuter un exercice parfait. Le ruban est attaché à
une baguette (la hampe) avec des anneaux et un joint flexible. Engin long et léger, il se
rapproche des activités graphiques. Les figures sont exécutées à des
amplitudes différentes, représentant chacune des dessins dans l'espace (serpentins,
spirales et lancers de ruban).
Pour la FFG, il existe les catégories, sont classées :
Les ensembles correspondent aux équipes en Gymnastique Rythmique. La FFG a aussi classé par niveau ces catégories:
Cette partie a pour objectif de donner des points de repère sur la notation et le jugement d'un enchaînement de GR, mais en aucun cas de faire de chacun de nous des juges en puissance.
C'est le code de la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG) qui donne les règles de notation expliquées ci-après.
Ces règles sont ensuite aménagées par les fédérations nationales de gymnastique.
Un enchainement de gymnastique rythmique peut être réalisé individuellement, en duo, ou en équipe
de 4 à 6 gymnastes. Il doit durer entre 1 minute 30 et 2 minutes 30 et être accompagné de musique.
Chaque enchainement est noté de la manière suivante : la note finale est donnée par la note d'Exécution
ajoutée à la note Artistique et la note Difficulté .
Les notes n'ont pas de maximum et le nombre de points varie selon le nombre de passages, d'enchainements
réalisés, donc du niveau de la réalisation.
La note est composée par la somme des notes de:
Une chorégraphie doit contenir des difficultés qui sont répertoriés dans 4 catégories :
Chaque famille d'éléments techniques (aussi appelée Groupe Corporel) doit être représentée de manière équilibrée. Chaque engin possédant un groupe corporel dominant qui doit être mis en valeur dans la chorégraphie. Ainsi les GCO (groupe corporel obligatoire) sont :
Chaque élément technique (aussi appelé difficulté) possède une valeur particulière : difficultés A pour les plus simples jusqu'à I ou J parfois réalisées lors des grands championnats. A chaque difficulté est attribué un nombre de points lorsqu'elle est correctement réalisée (0,10 pour les difficultés A, 0,20 pour les B, etc.). Au début de la compétition, chaque gymnaste ou ensemble doit remplir une fiche de composition où figurent toutes les difficultés qu'elle (il) réalisera lors de son passage, la totalité des points de Difficulté ne pouvant dépasser 10 points.
La gymnaste effectue une figure en l'air. Il existe plusieurs sortes de sauts : enjambé, boucle, carpé,cabriole,cosaque… Ils sont en général précédés de deux pas chassé ou d'un pied d'appel.
Il s'agit de tourner sur une jambe et sur demi-pointes, ou au sol sur un genou, et de faire au minimum un tour complet. Les pivots ont les mêmes noms que les équilibres : en retiré, sur le côté, attitude, arabesque, mais aussi espagnol, arabe,…
Ils peuvent être effectués debout (maintien sur une jambe et sur demi-pointe) ou au sol (maintien sur un genou). Un équilibre doit-être tenu entre 2 et 4 secondes. Il existe également plusieurs sortes d'équilibres : en retiré, sur le côté, attitude, arabesque,…
Insérés dans l'enchaînement selon les capacités de la gymnaste, on peut voir des grands écarts,
des ondes (cambré), des souplesses avant ou arrière…
Le niveau des souplesses doit être contrôlé elles ne doivent pas être excessives et confondue avec
de la contorsion. Au maximum il doit y enavoir 3.
Cette note prend en compte la musique, la chorégraphie et la maitrise des engins.
La musique possède une valeur de 10% de la note d'Artistique (soit 1 point de la note d'Artistique). La gymnaste doit absolument être accompagnée de musique lors de son passage devant le jury. Les musiques utilisées doivent être instrumentales, elles peuvent cependant contenir des voix mais seulement lorsqu'elles sont utilisées comme instruments (sans mots). Le manque de relation entre la musique et la chorégraphie est sévèrement pénalisé.
La chorégraphie de la gymnaste doit être aussi variée que possible, c'est-à-dire utiliser les changements de niveau, d'énergie, de direction,et mettre en &eolig;uvre tous les groupes corporels et maniements possibles (balancers, mouvement en huit, circumductions, lancers, échappers, roulers, etc.). Mains gauche et droite doivent posséder un travail équilibré. Les mouvements acrobatiques autres que roulades, roues et souplesses avant ou arrière sont proscrits.
La cohésion générale et la variété de la chorégraphie sont notées sur 2 points du total d'Artistique.
Dans la chorégraphie, les 7 autres points de la note d'Artistique sont réservés à la réalisation de C.A.P. (caractéristiques artistiques particulières) c'est-à-dire maniements sans les mains, lancers ou rattrapers d'une manière originale (sans les mains, hors du champ visuel, pendant un saut, etc.).
L'exécution est très importante car elle détermine la moitié de la note finale de la gymnaste. Cette partie représente les fautes commises par la gymnaste, c'est-à-dire par exemple les chutes d'engin et les déplacements de la gymnaste, maniement incorrect de l'engin (ballon griffé, altération du dessin du ruban, etc.), technique corporelle incorrecte (pointes, bras ou jambes non tendus, perte d'équilibre, …).